Le crowdfunding immobilier, nouvelle frontière de l’investissement, suscite un engouement croissant. Promettant un accès facilité à des projets immobiliers souvent jugés inaccessibles pour les particuliers, ce modèle d’investissement attire tant les novices que les investisseurs chevronnés. Mais derrière cette apparente simplicité, qu’en est-il des véritables enjeux ? Entre opportunités fascinantes et risques implicites, cet article vous propose d’explorer les facettes de cette pratique. Nous nous pencherons sur ses bénéfices, ses défis, et le dernier né des SCPIs, Corum USA, qui fait figure de pionnier en s’aventurant sur le marché américain.
Qu’est-ce que le crowdfunding immobilier ?
Le crowdfunding immobilier, ou financement participatif immobilier, permet à des investisseurs de contribuer financièrement à des projets immobiliers en échange d’une part des revenus générés, tels que les loyers et la plus-value en cas de revente. Cette méthode a émergé comme une réponse à la crise financière, permettant de diversifier les investissements tout en offrant des rendements potentiellement attractifs.
Au cœur de cette approche, on trouve des plateformes dédiées qui servent d’intermédiaires entre les porteurs de projets immobiliers et les investisseurs particuliers, selon le site financdurable.fr. Les projets peuvent varier, allant de la construction de nouveaux bâtiments à la rénovation d’anciens immeubles, en passant par des opérations de promotion immobilière. En 2025, ce secteur continue d’évoluer, avec des acteurs établis qui s’attaquent aussi aux marchés étrangers, comme en témoigne l’émergence de Corum USA.
Les avantages du crowdfunding immobilier
Ce modèle présente plusieurs atouts. Tout d’abord, il ouvre la porte à l’investissement immobilier à un public plus large. Traditionnellement, entrer sur le marché de l’immobilier nécessite des capitaux importants. Avec le crowdfunding, il est possible d’investir avec des montants relativement faibles, parfois dès 100 euros. Cela permet non seulement aux petits investisseurs de participer, mais aussi d’étoffer un portefeuille diversifié.
Un autre avantage réside dans la transparence et la simplicité des investissements. Les plateformes de crowdfunding fournissent des informations détaillées sur chaque projet, offrant aux investisseurs une meilleure compréhension des risques et des retours potentiels. Cela favorise une prise de décision éclairée.
Les risques à considérer
Cependant, comme tout investissement, le crowdfunding immobilier n’est pas sans risques. L’un des principaux inconvénients est l’illiquidité. Contrairement à l’achat d’actions en bourse, où la vente peut se faire instantanément, les investissements immobiliers sont souvent immobilisés pendant plusieurs années.
Défaillance du projet, chute des prix immobiliers ou encore désaccords entre investisseurs peuvent également impacter la rentabilité. Les crises économiques, comme celles que nous avons traversées ces dernières années, ajoutent une couche d’incertitude qui peut peser sur les rendements escomptés.
Corum USA : une nouvelle ère pour les SCPIs
Dans ce paysage en constante évolution, Corum USA s’apparente à une initiative audacieuse, visant à investir dans le marché immobilier américain en s’appuyant sur la notoriété de Corum, une société de gestion réputée. La SCPI à capital variable, attendue pour décembre 2024, est conçue pour permettre à des investisseurs européens de diversifier leur portefeuille en s’exposant à un marché souvent considéré comme moins accessible.
Les caractéristiques de Corum USA
Corum USA se limite principalement aux biens locatifs commerciaux aux États-Unis, avec un objectif d’allocation de 90% de son patrimoine immobilier dans ce pays. Ce choix de placement révèle une stratégie claire : miser sur le dynamisme du marché immobilier américain tout en bénéficiant de la croissance potentielle encore présente dans des secteurs comme l’immobilier de bureaux, de commerces et d’industrie.
En complément, un maximum de 10% est prévu pour des investissements en zone Euro, permettant ainsi une certaine forme de couverture. Cette approche permet aux investisseurs de bénéficier de la performance du marché immobilier américain tout en gardant une part de leurs investissements dans un cadre plus familiarisé.
Les défis et risques liés à Corum USA
Malgré ses attraits, Corum USA n’échappe pas aux défis spécifiques liés à son positionnement. Parmi eux, le risque de crise immobilière sur le marché américain, un domaine qui, tout comme le marché européen, peut subir des fluctuations conséquentes. Les rendements locatifs pourraient alors être affectés, tout comme la valeur des actifs.
Par ailleurs, l’exposition au dollar est aussi une variable à considérer. Les fluctuations des taux de change entre l’euro et le dollar peuvent influencer les rendements des investisseurs européens, ce qui peut représenter à la fois une opportunité et un risque. Une appréciation du dollar pourrait en effet accroître les gains, tandis qu’une dévaluation pourrait les diminuer.
Comment investir dans Corum USA ?
Pour participer à cette nouvelle aventure, les particuliers doivent acquérir des parts de la SCPI directement via Corum ou en passant par un conseiller en gestion de patrimoine. L’attractivité de cette offre réside dans la possibilité d’accéder à un marché immobilier prestigieux, tout en bénéficiant des compétences d’une société de gestion reconnue. Toutefois, il est important de noter que les citoyens américains ne pourront pas investir dans Corum USA, ce qui limite la portée de cette SCPI.
Les coûts associés à Corum USA
Pour chaque investissement dans Corum USA, il est crucial de prendre en compte différents types de frais. La commission de souscription est de 12%, ce qui est relativement standard dans le domaine des SCPI, mais cela inclut des coûts que l’investisseur doit supporter. En cas de retrait, ce même investisseur ne récupèrera que 88 € sur un investissement initial de 100 € – un point soulevé souvent par les experts.
De plus, les frais de gestion peuvent atteindre jusqu’à 16,8% pour les actifs situés aux États-Unis, ce qui est considérablement élevé. Ceux-ci peuvent indiquer que Corum déterminera le recours à des intermédiaires sur le terrain, ce qui pourrait expliquer ces taux. En revanche, les frais de gestion pour les actifs européens s’établissent à 12,4% hors taxes.